
L’été arrivant, j’aime souvent lire des livres Nature Writing et je me suis récemment reconstitué un petit stock. Je ferai peut-être une chronique inspirante pour ceux qui cherchent des livres se passant en pleine nature. Je vais vous parler du Dernier Ermite, et bientôt sans doute de celui que j’ai terminé juste avant : Le garçon sauvage, de Paolo Cognetti.
Avec mon emploi du temps « ras la gueule » de ces dernières semaines (mais ça devrait se calmer, sauf si je dois déménager en province, plus près de la mer🤞 – et de toute façon, l’Irlande est au programme dans 5 ou 6 semaines), j’avais envie d’aller m’aérer les neurones en partant dans les forêts du Maine, sur les traces de Christopher Knight, dit « le dernier ermite ».
Il ne s’agit pas d’une fiction mais d’une histoire vraie, comme le précise la couverture. Celle d’un mec qui se projetait dans l’informatique vers l’adolescence, mais qui du jour au lendemain claqua la porte du domicile familial pour ne jamais revenir et se perdre 27 ans en forêt. Il a été arrêté en 2014. Non pas parce qu’il est interdit de vivre en forêt mais parce que pour survivre, subvenir à ses besoins matériels, il volait de la bouffe et des fringues, ou objets dans des bungalows autour d’un lac, résidences secondaires d’Américains en mal de campagne. Une légende est née : un homme des bois vivant sans aucune communication avec l’humanité très très proche et surtout introuvable.
Bon, clairement, je pensais passer du bon temps en forêt mais j’ai passé du temps dans la prison où était enfermé Knight. Finalement il y a peu de forêt seulement quelques chapitres avec des sumacs vénéneux et la canopée.
Ce livre est un reportage sur l’une des énigmes de l’humanité ou presque. Comment ce type a-t-il pu vivre 27 ans dans un total isolement, si près de la civilisation pourtant, sans jamais être localisé par les autorités, pourtant lancées à ses trousses ? Michael Finkel mène l’enquête et nous rencontrons avec lui l’énigmatique bonhomme : très intelligent, entre spectre autistique et autre maladie dont je ne me souviens déjà plus du nom, il est complètement inoffensif et ne ferait pas de mal à une mouche. Les vols de bricoles pour survivre et uniquement dans des résidences secondaires, sont ses seuls forfaits. Il est grand lecteur : s’il peut se passer de manger, il ne peut pas se passer de lire. Alors il vole aussi des livres. Toutes les sortes de livres et tous les auteurs. Il a lu Joyce et se demande si l’homme de lettres n’a pas écrit un canular avec Ulysse. Il n’aime pas trop Thoreau. On croise aussi Rousseau et Le promeneur solitaire, Lao Tse…
En fait, je me suis bien fourvoyée car il ne s’agit pas de Nature Writing mais d’un catalogue bien fourni sur les ermites ayant existés.😴 Ensuite on passe à l’aspect neuro-scientifique de la personnalité de Knight.😴😴🤯
Si ce livre a quelques côtés intrigants, voire amusants, je me suis finalement ennuyée. L’impression de lire une thèse de médecine sur le pourquoi-du-comment le type est comme ça. Bof !
Le livre ne fait que 260 pages mais j’ai mis près de 9 jours pour le lire ! Le style n’est pas très fluide (même si je lis très lentement en ce moment).
Mouais, passez votre chemin sur d’autres itinéraires de randonnées…

On dirait que tu as été trompée sur la marchandise…..
J’aimeJ’aime