Nouveautés irlandaises hiver 2024

Après 5 mois de quasi-absence, une nouvelle étape franchie et réussie, me voici de retour !🥳

L’occasion de redémarrer avec un petit billet sur les dernières parutions de cet hiver en matière de littérature irlandaise ! 🇮🇪

J’avoue qu’à part le dernier Sebastian Barry, Au bon vieux temps de Dieu que je suis en train de dévorer, le temps d’un week-end de récupération de mes forces physiques et intellectuelles, je n’ai pas lu les parutions de l’automne. 🫣

Je vais me rattraper avec celles de l’hiver !

Voici les découvertes :

Joie et bonheur de retrouver Hugo Hamilton après des années d’absence !Déjà disponible dans les meilleures librairies , Les pages !

Traduit par Charles Bonnot

Ce qu’en dit l’éditeur : »C’est un roman, survivant des flammes des bûchers nazis, La Rébellion de Joseph Roth, qui raconte l’histoire de son auteur Juif autrichien, écrivain en fuite. Mais aussi une multitude d’autres destins dont celui d’une jeune Américaine d’origine allemande qui découvre une carte dessinée à la main sur une page blanche à la fin du livre. Un mystère palpitant qui la conduira à Berlin, lieu de naissance de La Rébellion.
Les Pages court de la république de Weimar au mouvement Black Lives Matter. Le volume, passé de main en main n’a de raison d’être que s’il est lu. « J’ai besoin d’un lecteur. Quelqu’un pour insuffler de la vie dans mes pages. »
Une déclaration d’amour obstinée à la littérature qui tisse les liens entre passé et présent, et à son caractère subversif. Un cri de résistance et d’engagement contre l’obscurantisme. »

Traduit par Carine Chichereau

On retrouve également ce bon vieux Joseph O’Connor avec Dans la maison de mon père. J’avoue que ce n’est pas le titre qui m’attire le plus en ce moment, vu de loin…

Ce qu’en dit l’éditeur : « Inspiré de l’histoire vraie de Hugh O’Flaherty, le prêtre irlandais rattaché au Vatican qui a défié les nazis et sauvé plus de 6000 juifs et soldats alliés de l’enfer de Rome en 1943, « Dans la maison de Mon Père » est un thriller littéraire de premier ordre. A la manière d’Hilary Mantel, Joseph O’Connor mêle histoire et fiction dans un véritable tour de force narratif, un récit haletant à l’intrigue parfaitement ficelée. A travers le destin et les choix courageux de personnages aussi attachants qu’inspirants, il rend un superbe hommage à ceux qui ont su suivre leurs convictions dans les temps les plus troubles. »

Traduit par Cecile Arnaud

Passons du côté nord-irlandais, avec le deuxième roman de David Park publié en France : Un espion en Canaan. Il est d’ores et déjà dans ma PAL, reste à le lire. L’auteur et sa traductrice seront au Centre culturel irlandais le 8 février.

Ce qu’en dit l’éditeur : « En 1973, Michael Miller, jeune diplomate timide, se retrouve en poste à Saigon alors que les États-Unis s’apprêtent à quitter le Viêt Nam. Travaillant comme gratte-papier dans une des multiples agences de renseignement présentes dans une ville sur le point de tomber aux mains du Viêt-cong, il donne l’impression d’évoluer dans une dimension parallèle, loin de la panique et de la violence ambiantes, jusqu’au moment où Ignatius Donovan le recrute officieusement pour le compte de la CIA…
Quarante ans plus tard, Michael, devenu veuf peu de temps après avoir pris sa retraite, vit dans une maison trop grande pour lui au bord de l’Atlantique. S’il replonge dans ses souvenirs, c’est qu’il va devoir, au nom du passé, accomplir pour Donovan une dernière mission, quelque part sur la frontière mexicaine.
Un espion en Canaan est un roman subtil et troublant où les blessures intimes se mêlent aux désordres géopolitiques. Dans la lignée de Joseph Conrad ou de Graham Greene, David Park fait de l’espionnage cette école mélancolique des rédemptions impossibles. »

Traduit par Clément Baude

Ça fait 40 fois que je passe devant car on le voit partout, le dernier Colum McCann : American Mother.

Ce qu’en dit l’éditeur : « Comment rester debout face à la violence, à l’horreur ? Comment regarder dans les yeux celui qui vous a enlevé ce que vous aviez de plus précieux ? Comment pardonner à l’assassin d’un des siens ? Comment garder espoir quand tant d’atrocités sont commises au nom de la religion ?
Toutes ces questions qui nous assaillent dans une actualité toujours plus tragique, Colum McCann y a été confronté lors de sa rencontre avec Diane Foley. Jour après jour, il l’a accompagnée au procès des bourreaux de Daech et a vu une mère au courage exceptionnel puiser dans sa foi et son humanisme la force d’affronter un de ceux qui ont torturé et décapité son fils, le journaliste américain James Foley. »

Après toutes ces thématiques lourdes, pas trop happy few, je vous présente la vraie belle surprise de cette rentrée littéraire d’hiver, à paraître le 22 février : Comprendre les Irlandais, du journaliste franco-Irlandais John Reichenbach. Et regardez les noms prestigieux annoncés dès la couverture : préface de Hugo Hamilton ; postface de Frank Connolly; photos de Barry Delaney.

Ce qu’en dit l’éditeur : « L’Irlande vit au XXIe siècle son Âge d’or. Tandis que Dublin se couvre de chantiers et que l’univers de la mondialisation numérique fait la cour à leur pays, les Irlandais cultivent et bouleversent tout à la fois leur identité plurielle, décrite jadis par l’un de leurs quatre prix Nobel de littérature, Bernard Shaw, « village, île, continent ». L’Irlande cultive toujours cette fibre humaine qui a fait sa légende. Elle est pétrie de rituels ruraux anciens de la vie comme de la mort, de la simplicité souriante de ceux qui ne regardent pas le monde de haut, de la gaieté exprimée dans une incomparable culture de la musique et du chant. Le pays a brutalement jeté par-dessus bord l’ancien corset de mœurs religieuses rigides et vaincu l’autocratie de l’Église catholique sur la société, et en particulier sur les femmes. Alignée désormais par sa civilisation et sa tolérance sur les démocraties les plus ouvertes, l’Irlande peut les regarder droit dans les yeux et réviser aussi ses rapports avec elles. Voici la peinture impressionniste d’un pays devenu heureux et puissant sans jamais avoir déclaré la guerre à personne. »

Edit du 10 février : petit ajout avec un roman paru début janvier,  celui de Caroline O’Donoghue, L’affaire Rachel. Je connaissais Caroline O’Donoghue comme autrice de livres pour la jeunesse.

Traduit par Sylvie Doizelet

Ce qu’en dit l’éditeur :  » En 2010, Rachel et James ont la vingtaine lorsqu’ils se rencontrent dans une librairie de Cork, où ils travaillent tous les deux. La ville, comme le reste de l’Irlande, est durement frappée par le krach boursier. Ils emménagent dans une vieille maison délabrée de Shandon Street, où leur complicité fleurit comme « une orchidée rare ».
Ils partagent le goût des jeux de mots, des plaisanteries très privées et des nuits folles dans les pubs. Libérée des carcans de sa famille bourgeoise, Rachel rêve de séduire son charismatique professeur de lettres, le Dr Byrne. Elle organise pour lui une signature à la librairie, mais la soirée ne finit pas comme prévu…
Caroline O’Donoghue décrit l’ambiance d’une époque avec un humour piquant et livre une ode vibrante à l’amitié qui peut changer le cours d’une vie. »

Bonnes lectures !

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About Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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