
« En 1944, au milieu des étendues sauvages de Laponie, un jeune soldat finlandais, Olavi Heiskanen, officie comme traducteur dans un camp de prisonniers dirigé par les Allemands. La cruauté fait partie du quotidien, détenus et gardiens luttent pour préserver leur humanité.
Enontekiö, 1947. La journaliste et photographe Inkeri Lindqvist s’installe dans la ville pour écrire sur la reconstruction de la région. Mais elle cherche avant tout, et en toute discrétion, à élucider le mystère qui entoure la disparition de son mari durant la guerre. Alors qu’Olavi et Inkeri cohabitent, la journaliste découvre peu à peu ce que tout un peuple a subi dans l’indifférence la plus totale. Et dans la nuit polaire, l’Histoire s’apprête à révéler, sous le soleil de minuit, ses plus sombres secrets. »
Ce fut ma première lecture finlandaise, avant mon départ pour les étendues blanches de Laponie. Je voulais en savoir davantage sur l’histoire de la Finlande pendant la Seconde Guerre mondiale. L’autrice est passionnée du peuple sami est rédige(ait) une thèse sur le sujet. Je me disais que ça pouvait matcher entre nous. Me voici donc partie entre les années de la guerre et les années 90.
Oups ! Je crois qu’on m’a perdue en route. Ce livre est étonnant : tout en suggestion comme si le lecteur savait implicitement de quoi ont parle. Sauf que non, justement. On arrive dans un camp de prisonniers où il y a tout sauf des juifs. Il s’agit d’une cohabitation forcée entre Allemands, Finlandais, Polonais, Sames. On ne sait pas trop qui parle au début, pendant les années de guerre, ni franchement pourquoi il est là. Ce n’est pas un détenu qui s’exprime. Qu’est-ce qui va sa passer ? Bonne question.
On part ensuite dans les années 90 où une journaliste recherche son époux disparu et s’installe à Enontekio, en Laponie pour officiellement faire un reportage sur la reconstruction de la région. Le reste, on le devine au fur et à mesure. Elle sympathise avec une étrange gamine à qui elle apprend la photographie mais celle-ci devient rapidement méfiante et agressive à son égard. Pourquoi ? Encore une question.
Le roman alterne ces deux périodes. Cela ne me pose pas de problème d’habitude à condition que ce soit bien ficelé, qu’un fil ténu entretienne votre curiosité. Ici, on ne voit pas vraiment où veut en venir l’autrice. Les personnages sont bizarres. Taiseux. On sait qu’il y en a un qui cache quelque chose que personne ne doit découvrir.
A force de devinettes, on perd son lecteur. La chance est que c’est un roman court d’environ 300 pages, donc on s’accroche. Et on finit plutôt perplexe. Ou comment écrire sur le passé de la Finlande sans jamais l’évoquer explicitement. Lourde ambiance mais ça ne fait pas tout. Bref, je n’ai pas appris grand chose, contrairement à ce qu’annonce à grand renfort de mots la quatrième de couverture.
Déroutant. J’en attendais davantage. Il s’agit d’un premier roman. Il y en a une deuxième, La mémoire des mers, annoncé comme « une ode à la nature et à la protection marine au large de la Norvège et de la Laponie ».
Avez-vous lu cette autrice ?
