Dans les brumes de Capelans – Olivier Norek

Je ne sais pas vous, mais je me sens d’humeur à lire des polars en ce moment, et à me barrer au soleil dans un coin tranquille sans cris ni hurlements….

C’est un peu par hasard que le dernier Norek est tombé dans mes mains mais depuis le temps que j’en entends parler, c’était une bonne occasion de faire connaissance. Comme je n’ai pas (encore) lu les précédents thrillers d’Olivier, je ne connais pas le passé de son personnage récurrent, le capitaine (de police) Coste. Dans cet opus, le voici volontairement « exilé  » à l’autre bout du monde, depuis Paris, sur l’île française la plus gelée : Saint-Pierre, à 25 kilometres des côtes canadiennes de Terre- Neuve. Il se refait une santé professionnelle après des histoires mouvementées, si j’ai bien compris, et une rupture sentimentale. A présent, il dirige le contrôle de la police aux frontières à Saint-Pierre. Une sorte de couverture. En réalité il est dans le registre « secret défense « , peseur d’âmes comme mission, écriveur de « légende » : il s’occupe de trouver une nouvelle identité aux criminels repentis ayant collaboré avec la police. Il est lui-même devenue une Légende pour effectuer ce travail sans éveiller le soupçon des Pierrais. Il habite une safe house, planquée au bord d’une falaise.

Pendant ce temps, à Paris, son collègue le capitaine Russo a été sur une affaire dix ans plus tôt, dans laquelle il a laissé des plumes car non élucidée. Un psychopathe a enlevé dix jeunes-filles. Une seule, « Victime N°8 » a été retrouvée. Du moins son cadavre, en forêt d’Argonne. « Victime Alors, quand dix ans plus tard, « Victime N°1 » , Anna, refait surface, l’affaire ressort des cold case… Anna va être prise en charge par Coste à l’autre bout de la planète, là où une fois par an on ne voit plus ses pieds à cause d’un phénomène météo hyper-puissant.

Un thriller comme on aime en lire : une foule de personnages, la plupart pas très clair avec eux-mêmes. Entre mythomanie et schizophrénie. S’il y a un twist au milieu du récit, je me suis demandé comment Olivier Norek allait sortir ses personnages de l’affaire. Je me disais que c’était un leurre pour mieux égarer le lecteur et faire faciller la confiance déjà ébranlée du capitaine Coste. Comme tout thriller digne de ce nom, je ne peux pas en dire davantage sous peine de spolier, mais l’auteur s’amuse du lecteur et de ses personnages. On sort un peu dingue de cette histoire. A avoir fréquenté pendant 458 pages tout un tas de gens pas toujours nets. Je ne fais déjà pas beaucoup confiance à l’être humain…

C’est aussi très documenté, l’auteur a écrit son bouquin en immersion à Saint-Pierre et tout le monde connaît son ancienne profession.

J’ai passé un très bon moment bien que, paradoxalement je ne sois pas convaincue par la fin !! C’est le seul point négatif. Je lirai la trilogie du 93 et les autres bouquins d’Olivier Norek, ça je le sais.🤗

La prochaine fois, je vous parlerai du premier roman de l’Irlandaise Ruth Gilligan, Les champs brisés, que je suis en train de dévorer. Et bonne nouvelle, un nouveau Donal Ryan, Soleil oblique et autres histoires irlandaises sort début mai chez Albin-Michel !! 🥳 Enfin des bonnes nouvelles (sans jeu de mots!)

A propos Maeve

Blogueuse littéraire depuis 2009, lectrice compulsive depuis l'âge de 6 ans ^_^ .
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