J’avoue : je n’ai lu que deux romans de littérature irlandaise de la cuvée automnale 2025 et hivernale 2026. Les parutions de l’automne m’ont laissée un peu perplexe, d’ailleurs il faut que je vous parle de Lundi, c’est loin, d’Oisin McKenna. En attendant, j’ai enfin matière à évoquer un peu la littérature irlandaise parue ce printemps dont une bonne partie est dans ma liseuse grâce à ma bibliothèque de quartier. A côté de cela, comme je prévois un périple littéraire en Angleterre cet été, je relis quelques classiques. Je suis en plein dans Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë que j’avais lu à 15 ans, mais sans aucun souvenirs. C’était peut-être un peu trop entortillée comme lecture à cet âge. Il s’agit de tout sauf d’un roman d’amour. Je ne suis pas loin de tomber folle avec ces personnages tous plus barrés les uns que les autres ! 🙂 Bref, je suis tellement en retard avec toutes mes lectures à chroniquer, il fait chaud, très chaud déjà 32 degrés aujourd’hui, donc une petite chronique sur les parutions de littérature irlandaise à mettre dans son sac de plage cet été, c’est parfait pour aujourd’hui.
Enthousiaste de voir paraître un nouveau Colin Barrett : Le mal du pays

« Un jeune homme mitraillé dans une ferme alors qu’il tentait de voler de l’essence. Un adolescent qui se réfugie dans un pub après avoir tué le chat de sa mère. Un jeune espoir du football aux rêves brisés, de retour au pays… Autant de nouvelles ancrées dans l’ouest de Irlande qui racontent des vies cabossées, au bord de la rupture, mais traversées par ce qui sauve : notre part irréductible d’humanité.
Par son attention aux marges, son humour tendre, Colin Barrett dialogue aussi bien avec Raymond Carver qu’avec l’univers cinématographique des frères Coen et s’impose comme l’une des voix majeures de la littérature
irlandaise contemporaine. »
J’ai beaucoup aimé les nouvelles de l’auteur ainsi que son roman, même s’il y avait un petit goût d’inachevé pour celui-ci, donc c’est une bonne nouvelle de voir si vite une nouvelle parution en France.
Ensuite, une nouvelle autrice traduite (ce n’est pas ce qu’il manque, il n’y a plus que des petits nouveaux qui arrivent dans l’Hexagone 🙂 ) : Catherine Prasifka: Celle que tu vois

Traduit par Laetitia Devaux
« Tu as sept ans le jour où un ordinateur est installé dans ton salon. C’est la promesse de divertissement sans limites. Tu es fascinée. Mais à mesure que tu grandis et que tu t’enfonces dans l’immensité d’Internet, ton malaise devient palpable. À l’adolescence, alors que tu découvres ton propre corps et les premières amours, certaines images te donnent la nausée. Tu t’efforces de jouer le jeu, de te conformer à ce que les autres attendent de toi. Jusqu’à te perdre et ne plus ressentir que le vide. À la fois violent et tendre, Celle que tu vois est un roman initiatique saisissant sur l’estime de soi et le rapport au corps à l’ère numérique. Catherine Prasifka fait le portrait troublant de justesse d’une génération qui grandit avec les écrans, celui de la fraîcheur adolescente qui s’y abîme, mais finit par triompher. »
Un nouveau Kevin Barry, auteur que je n’ai encore jamais lu (oui, ça arrive !) avec Les amours en fuite : « 1891, l’hiver approche à Butte, dans le Montana, ville peuplée d’Irlandais, de Croates, d’Argentins en exil au milieu des montagnes américaines. Le jeune Tom Rourke boit du whisky, se bagarre, compose des ballades mélancoliques et écrit des lettres d’amour dans les tavernes pour aider les cœurs solitaires à trouver une femme. Sa vie ne semble aller nulle part jusqu’à ce qu’il rencontre Polly Gillespie, fraîchement arrivée en ville pour rencontrer pour la première fois son futur mari, un capitaine. Après un regard de passion fulgurant, Tom et Polly n’ont pas d’autre issue que de voler un cheval, mettre le feu à la ville et s’enfuir vers l’ouest. Mais une bande de tueurs à gages cornouaillais, sans foi ni loi, part à leur poursuite… »

Voici les retour d’Anna McPartlin, (jamais lue non plus car ses précédents romans avaient des titres un peu déprimants, sur la maladie et la mort, j’ai passé mon chemin). La voici dans un tout autre registre avec Les silencieuses : « Comté de Kerry, 1980 : l’assassinat d’un innocent fait vaciller l’Irlande tout entière. Le portrait palpitant d’une époque et d’un pays. Par un matin glacé de janvier 1980, sur une plage battue par les vents du Kerry, on découvre le corps d’un nouveau-né abandonné au creux d’une dune. La première à arriver sur les lieux est Mary Shea, jeune garda de la police locale. Très vite, l’affaire prend une ampleur nationale : une équipe d’enquêteurs de Dublin est dépêchée sur place. Mais dans le Kerry, les secrets se taisent et les langues ne se délient pas facilement. Seule Mary, qui connaît mieux que quiconque les usages de sa ville, parvient à convaincre certaines femmes de témoigner. Impressionné, l’inspecteur Matt Foley, chargé de l’enquête la plus décisive de sa carrière, demande que Mary l’assiste. À mesure que l’investigation avance, les certitudes s’effritent. Dans cette petite ville où règnent les non-dits, où chaque foyer semble abriter une part d’ombre et chaque habitant dissimuler une vérité, une question obsède Mary : qui a pu commettre l’impensable ? »
Cela m’a l’air très tentant !!

Enfin, très léger aperçu de la rentrée littéraire avec, enfin, Adrian Ducan qui fait son entrée sur la scène littéraire française avec Le géomètre Lobachevski. J’en reparle en temps voulu.
Il y a d’ailleurs pas mal d’auteurs irlandais ce week-end au festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo. J’y serai bien allée si le programme par jour avait été disponible en temps voulu, mais ce fut seulement 15 jours avant l’ouverture. Sympa pour ceux qui viennent de loin, qui doivent réserver un billet de TGV, un hébergement etc…. Bref, même pas en rêve donc. J’ai passé un week-end à Londres et je me suis régalée en rapportant de très jolis livres sur le Boomsbury Group et Jane Austen aussi, j’ai vu une magnifique expo gratuite « Fairy Tales » à la British Library (et refait mon stock Fortnum & Mason). 🙂 J’ai aussi visité la Bibliothèque nationale de Finlande, et la bibliothèque de lecture publique d’Helsinki, visité le musée des Beaux Arts, et tant d’autres choses. J’en parlerai peut-être un peu plus, on verra. quelle magnifique ville que la capitale finlandaise, une merveille. Fi ! les festivals littéraires français…
