Cher Dylan

41wT7TDRIyL

Traduit par Marie Hermet

 Georgie, 14 ans, est fan de Dylan Curtland, qui joue dans une série TV. Elle décide de lui envoyer un e-mail. Et lorsqu’il lui répond, c’est le début d’un échange qui ne prendra pas du tout le chemin qu’on s’imaginait. Parce que Georgie, loin d’être stupide, s’aperçoit assez rapidement que Dylan a des réponses un peu trop standards et impersonnelles. Jusqu’au jour où… elle aura une surprise de taille, et le lecteur aussi !

Georgie a une histoire familiale douloureuse : son père s’est tué en moto, elle vit avec sa mère, un zeste alcoolique et surtout complètement soumise à son nouveau compagnon, un homme brutal et grossier. Georgie le surnomme « Sourdingue ».  « Quand il se met en rage, il devient violet et les veines lui sortent du front. Il a l’air d’un crapaud. » Georgie a la lourde responsabilité de s’occuper de sa demi-soeur de 4 ans qu’elle adore. Quand elle ne s’occupe pas de la petite, elle s’occupe de sa copine égocentrique qui lui pourrit aussi la vie, avec son obsession « fashion victime », genre « look saut du lit à Paris » . Heureusement, elle a une passion, le théâtre et l’échange avec la personne au bout d’Internet sera pour elle un exutoire à son existence compliquée mais aussi une belle histoire d’amitié. Et l’aboutissement de son rêve.

A priori, au regard de la couverture rose et du titre, je n’aurais sans doute jamais ouvert ce roman, qui au premier abord, fait un peu trop « Chick Litt » pour moi, genre qui ne m’attire pas. Mais heureusement, parfois, il y a aussi des indices qui vous poussent à aller au-delà des apparences.

J’avoue : j’ai passé un excellent moment ! Ce roman est incroyable. Malgré l’histoire dramatique de cette gamine dont la famille part en vrille, on rit beaucoup ! Parce que Georgie est une ado à la fois naïve et intelligente, à l’imagination sans bornes pour inventer des mots qui décrivent ses pensées et son quotidien. Quand elle aime vraiment, vraiment quelque chose, c’est « sorbet fraise ». C’est la couleur du livre de l’édition française et celle de sa rencontre avec la mystérieuse personne de son échange email. C’est un récit qui vous mène aussi pas loin des larmes mais qui reste toujours optimiste : « la vie ressemble à un livre : les mauvais chapitres ne durent pas éternellement ». Le leitmotiv de Siobhan Curham est d’ailleurs de toujours croire en ses rêves, de ne jamais les lâcher même si la vie vous malmène.
Un livre 2.0 qui plaira aux ados mais aussi aux adultes ! Un roman frais malgré une thématique grave, qui renouvelle le genre de la Chick Litt de manière intelligente. Merveilleusement écrit et traduit.

Publié dans Littérature anglaise, Littérature jeunesse | Tagué , , | Un commentaire

Un coeur noir

51XjbqSg4GL

Melkior 17 ans, vient de se faire piquer un scooter qui n’est même pas à lui par une racaille qui a lancé un pavé dans la vitrine d’une pâtisserie. Le scoot appartient à « Tonton », le caïd du quartier. Du moins, le scoot fait partie du « trafic » en tous genres de Tonton. Melkior rêve d’être admiré par Tonton. Mais il le craint aussi. Il décide de cambrioler une maison qui a l’air abandonnée pour rembourser le scoot et briller aux yeux de la petite frappe. Rien ne se passe comme prévu et c’est le début d’une histoire rocambolesque et surréaliste.

Olivier Ka décrit la vie morne d’un ado en quête de lui-même et qui n’a d’autre moyen de se projeter dans l’avenir que par les jeunes qu’il fréquente. Et comme les jeunes qu’il fréquente sont des voyous, évidemment, ça ne peut pas aller très loin. Là dessus, l’auteur plaque une autre réalité : celle d’une drôle de quadragénaire qui vit seul dans la pénombre de sa maison, avec pour unique ami(e), sa chienne Chaussette. La rencontre entre Melkior et celui qui s’appelle François va ouvrir l’horizon du gamin, le distancer de la bande qu’il fréquente et finir par le rapprocher de ses  parents qu’il ne comprend pas. Cette rencontre va lui donner l’espoir. Mais le chemin sera pavé d’embûches.

Le début du roman était prometteur mais je ne vais pas y aller par quatre chemins : je me suis vite lassée et ennuyée de beaucoup de topoï,  de beaucoup trop de pistes ouvertes un peu trop facilement et sans vraiment d’originalité : la quête de soi de l’ado qui passe par la tentation de devenir un voyou ; l’homosexualité ; le qu’en-dira-t-on ; l’accident ; la vengeance (par le meurtre?); la renaissance.

A côté de cela, l’histoire a un côté invraisemblable : on voit mal un inconnu donner tout l’argent qu’il souhaite à un gamin qui vient cambrioler sa maison. On voit mal un gamin mettre une raclée finale à la racaille du quartier jusqu’à le laisser pour mort sur une place publique sans être interpelé par la police. On trouve un peu trop cliché l’ancien agent immobilier devenu une sorte de hippie vivant reclus dans la montagne – et expert en conseils pour ados en mal d’identité… Une maison qui a le don de capter les émotions et fait remonter les souvenirs secrets, une sorte d’Amityville sauce française…

Finalement, cela donne une impression de manque de profondeur, de personnages un peu trop dans le stéréotype que réellement fouillés, le tout dans une ambiance surréaliste. Bref, je suis déçue par ce roman bancal à mon goût. Je ne suis pas trop sûre que les ados accrochent à cette histoire

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire

Notre fin sera si douce

notre fin sera si douce

Traduit par Michel Pagel

4e de couverture :  » En 2023, le taux de chômage aux Etats-Unis a explosé, la crise économique bat son plein, les conflits pour l’accès à l’eau potable se multiplient, le gouvernement ne peut plus rien faire face aux gangs de tous bords. Et pourtant, pour ceux qui ont encore un travail et un toit, l’apocalypse à venir n’est qu’une menace diffuse. La crise va sûrement passer, les choses vont s’arranger, la vie va reprendre ses droits ? Jasper ne fait pas partie de ceux qui connaissent encore ce confort. Il migre de ville en ville avec sa « tribu », des jeunes issus de la classe moyenne qui n’ont jamais réussi à s’insérer dans une société devenue impénétrable. Jasper est un romantique, et dans ce monde qui refuse de lui donner une place, il s’est fixé un objectif : trouver l’âme soeur, connaître l’amour avant que tout ne s’écroule. Pendant ce temps, une nouvelle drogue fait fureur : le Dr Bonheur, censée rendre les gens heureux… Serait-ce l’ultime solution en attendant la fin du monde ? »

Autant dire tout de suite que la quatrième de couverture est mieux écrite que ce livre ! Ce n’est pas problématique de la révéler ni de la lire dans son entier. Je m’attendais à voir les effets d’une crise économique traitée avec des tenants et des aboutissants. On attend une intrigue, mais même au bout de 150 pages, elle est toujours absente. On attend une analyse du monde dans lequel vit Jasper : il n’y en pas aucune ! C’est juste un catalogue glauque, avec des virus artificiels, des gens qui meurent, des gens qui se battent, des « Saute-sauteurs » (sic!), des gens qu’on déporte (mais aucune explication sur tout ça).

Un texte que j’ai jugé mal écrit : les gros mots, voire les obscénités, ça va un peu, ça peut parfois se justifier, mais à longueur de lignes, on commence à se poser des questions… Du remplissage de pages (366 !), voilà ce qui peut résumer ce livre. Je déplore d’autant plus le manque de recherche dans l’écriture, les vulgarités, que le genre de la dystopie est très prisé par les jeunes lecteurs. On ne voit pas bien ce que cette lecture va leur apporter. Jasper tombe amoureux toutes les trente pages et quand il ne le fait pas, il a des considérations tout à fait essentielles dans la vie…. :

Voici quelques extraits :

10850006_828651363843726_6172257173695670835_n

553284_828648720510657_199411214258581143_n

Voici aussi quelques vulgarités (il n’y a pas de raisons que je vous épargne ça !) :

« … Ca s’est bien passé au boulot ?
– C’était à chier. » (p.16)

« Et c’est quoi, ton plan ? C’est quoi notre putain de stratégie commerciale ? » (p. 21)

« Fais voir tes nibards, chérie ! a crié  un Noir émacié aux dents pourries.
Ange lui a fait un doigt d’honneur sans se retourner.
– Hé, a lancé Jeannie pendant que la bagnole s’éloignait, comment tu sais que c’est tes nibards qu’il voulait voir ? C’est peut-être à moi qu’il parlait.
Ange a pivoté vers nous, soulevé son T-Shirt et agité ses seins. Je ne les avais encore jamais vus : ils étaient assez petits mais fabuleux, comme toute sa personne. J’ai regretté de les voir disparaître sous le vêtement avant qu’elle ne se retourne.
– Il pouvait très bien te parler à toi, ai-je assuré à Jeannie. Ils sont super tes nibards.
– Ta gueule, a lancé Colin, tandis que l’intéressée éclatait de rire.
– Non, vraiment, ai-je persisté, ils sont magnifiques. Gros, fermes, de vraies noix de coco italiennes. » (p.22)

Franchement, super intéressant comme propos ! Bref, ça dépasse largement les bornes de l’admissible….

Et puis, voir citer les biscuits Oreo deux fois en moins de cinquante pages, ça vous faire reposer ce livre commercial, que je ne peux pas appeler roman.
J’avoue : je n’ai pas terminé la lecture. Il faut dire que les Oreo ça fait grossir, je ne voulais pas terminer avec 10 kilos de plus…

Je remercie néanmoins les Editions du Fleuve pour l’envoi.

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire

14-14

1404-14-14_org

4e de couverture : « Adrien et Hadrien ont treize ans et habitent tous les deux en Picardie. Ils ont les mêmes préoccupations : l’école, la famille, les filles… Une seule chose les sépare : Adrien vit en 2014 et Hadrien en 1914. Grâce à une boîte aux lettres mystérieuse, les deux adolescents vont s’échanger du courrier et devenir amis.
Mais la Grande Guerre est sur le point d’éclater pour Hadrien et leur correspondance pourrait bien s’interrompre de façons dramatique… ».

Roman lu sans consulter la quatrième de couverture, juste inspirée par le titre et les lignes qui suivent, je pensais avoir affaire à un livre qui parlait de la guerre (« Centenaire de la Première Guerre mondiale »). Ce n’est pas tout à fait le cas, ou du moins, ce n’est pas ce qui occupe la majeure partie du texte. Il s’agit plutôt des préoccupations de deux adolescents à cent ans d’écart, avec leurs points communs et leurs différences.

Adrien a le coeur brisé par Marion qui en aime un autre. Il se met soudainement, suite à sa déprime amoureuse, à décrocher à l’école : mauvaises notes, mère inquiète etc. L’école, il se met à s’en fiche : à quoi ça sert ? . Pour Hadrien, au contraire, l’école est tout. Elle passe même avant Simone, sa « bonne amie ». Il veut être ingénieur. Mais son père s’y oppose. Pas question de poursuivre des études, il a besoin de lui pour tenir la ferme. Simone finit par prendre la mouche parce qu’il la délaisse trop à son goût…

Deux garçons du même âge mais à la vie si différente et au langage si éloigné. C’est d’ailleurs le langage qui va leur mettre la puce à l’oreille sur l’anomalie de leur correspondance. Adrien ne comprend pas pourquoi à l’heure des textos, son ami s’acharne à lui envoyer des lettres ! Hadrien ne comprend pas le vocabulaire de geek employé par Adrien. Alors, quand il lui dit que son père est en Chine….
C’est la confrontation des deux mondes qui est intéressant dans ce roman pour ado. La dimension fantastique ajoute une touche de suspense et en fin de compte, la résolution de l’intrigue sera : comment éviter à Hadrien d’être tué, lui, sa famille, ses amis. Comment arriver à lui faire prendre conscience de l’imminence de la guerre, parce qu’il n’arrive pas à y croire : il vit dans un lieu si paisible…

Néanmoins, il n’est pas question de la guerre en elle-même ni même des prémisses, de ce qui amène la guerre à éclater, de l’opinion des gens en 1914, etc. C’est ce qui m’a déçue et a donné à ma lecture un tour inattendu. Ce n’est pas un mauvais roman : il est bien écrit, original, doté d’une bonne dose de suspense et de fantastique. Mais avec une annonce comme « Centenaire de la Première Guerre mondiale », on pouvait s’attendre à voir la guerre surgir dans le texte de façon plus imminente et plus profonde. Finalement, ce n’est qu’une toile de fond un peu trop lointaine. Il y est davantage question des conditions de vie en 1914, de la maladie qui emporte facilement les enfants et de comment Adrien arrivera à modifier la destinée de son ami.

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , , | Laisser un commentaire

La gueule du loup

index

Mathilde et Lou viennent de décrocher le bac et décident de partir en vacances à Madagascar, toutes seules. Le séjour débute dans un lieu paradisiaque, avec rhum arrangé et musique. Puis elles poursuivent leur road trip  dans l’île en direction de la capitale où elles découvrent l’envers du décor du Paradis : la misère dans toute son horreur. De la mère qui veut vous vendre son enfant à l’exploitation sexuelle que pratiquent sans vergogne des Blancs plein aux as et libidineux. Lou et Mathilde vont sympathiser avec une jeune Malgache de leur âge. En voulant l’aider, les gamines vont être entraînées dans une course folle : un type louche est à leurs trousses.

Je vais y aller « cash » : je suis très déçue par ce roman et c’est d’autant plus dommage que les pistes initiées (l’exploitation humaine par le biais de la  prostitution, la découverte d’une culture très différente de la nôtre)  auraient pu être intéressantes si tout cela n’avait pas été gâché par pas mal de choses.
Ce livre a toutes les allures d’un thriller sur fond documentaire. L’environnement malgache est très envoûtant, on en apprend beaucoup sur le malheur de cette île continent, sur sa culture et les rites qui y perdurent. On se perd avec Mathilde et Lou dans la jungle, sous un arbre censé protéger des mauvais esprits. De ce point de vue-là, le roman vous emporte loin.
Par contre, j’ai trouvé très étrange que la copine malgache de Mathilde et Lou s’expriment exactement comme elles, avec ce langage un peu trop « djeunse » pour être totalement crédible.
Quant au « méchant », il échappe de manière tout à fait miraculeuse d’une chute qui aurait dû lui être fatale (on le devine très tôt d’ailleurs). Et en fin de compte, à la fin, on se dit qu’il n’était pas si malin…
L’intrigue en elle-même tombe donc à plat assez vite. Je me suis peu attaché aux personnages, pas assez fouillés. Mathilde est la copine intrépide et Lou la copine timide. A un moment, on pense que Lou a plus d’un tour dans son sac et va nous montrer une autre facette de sa personnalité. Mais là encore, ça ne va pas jusqu’au bout et ce n’est pas à elle qu’il va arriver ce que je vais appeler « quelques bricoles »…

Cependant, le pire est ailleurs : par dessus tout, j’ai vraiment détesté jusqu’à en être horripilée le registre choisi pour ce roman. Je sais que Marion Brunet écrit sans fioritures. Mais pour un roman destiné aux ados, ça dépasse les bornes, à mon goût. Registre trop vulgaire, trop trash pour le public visé à qui ça n’apportera pas grand chose.

Extraits  :

« Quand elles te sucent, t’as peur qu’elles y laissent les dents. » (p.53)
« Qu’il me baise, c’est un détail. Ouvrir mon corps je sais faire, pour que ça fasse pas mal » (p.75)
« Terreur et vide, dans mes prunelles et jusqu’à mes orteils peints en rouge, en passant par ma chatte, ma peau et mes viscères » (p.75)
« Si à chaque fois que tu promènes ta queue hors de la maison, tu ramènes une nouvelle bouche à nourrir, il va falloir que tu travailles un peu plus, mon ami ! »
« Et il s’est pointé à la maison, la queue entre les jambes (…) » (p.114)

Il semble qu’on peut faire passer le souffrance humaine et le comportement ordurier autrement, sans finalement passer par cette sorte de facilité qu’est le vocabulaire obscène (les scènes obscènes)  à répétition qui finit par agacer, vraiment. Parce que tout le monde est peu ou prou capable d’écrire ainsi. La pudeur peut aussi faire passer des choses, avec davantage de subtilité…
Bref, en défaut par rapport au public visé. Sans doute ce qui fera rater des sélections à ce roman qui aurait pu tenir la route par son fonds documentaire sur Madagascar riche et intéressant.

J’avais beaucoup aimé Frangine. Je suis d’autant plus déçue.

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire

Typos tome 2 : Poison noir

51wK9nV4RzL._SX320_BO1,204,203,200_

Traduction : Faustina Fiore

Nous retrouvons les quatre étudiants en journalisme (Gipsy, Morph, Dusker et Arlequin)  dont le premier volume relatait leur lutte contre un scandale humanitaire dans un pays africain de 2043.

A présent voilà qu’une crise alimentaire et économique sans précédent s’abat sur Maximum City, due à un mystérieux champignon noir qui a ravagé toutes les récoltes. Comme par miracle, la puissance société AgroGen a trouvé un anti-virus. Cela paraît évidement totalement suspect à l’équipe d’apprenti-journalistes, qui mènent une enquête jusqu’à mettre leur propre sécurité en péril.

Guido Sgardoli choisit ici de montrer comment l’on peut fabriquer une famine de toutes pièces, comment, dans une société totalement corrompue et malfaisante comme celle de ce roman, l’économique et le politique sont complices au nom de deux maîtres mots : le profit et le pouvoir. Il suffit que des multinationales, où les gens travaillent pour leur compte, créent volontairement des catastrophes et ensuite se présentent avec l’antidote élaborée d’avance. C’est tout bénéfice pour eux, d’autant qu’elles ont « la plus haute organisation internationale pour le contrôle et le développement alimentaire » (le Fonds alimentaire mondial), dans la poche. Le pouvoir de vie et de mort sur les individus est alors à portée de main.

Autant j’avais un avis mitigé sur le premier volume de cette série, autant on ne s’ennuie pas une seule seconde dans celui-ci, qui plonge directement au coeur du problème, à un rythme haletant. Une petite virée dans le désert qui borde Maximum City et la rencontre surprenante avec une vieille dame, que l’on imagine un peu sortie d’un roman anglais (elle se nomme Sara Bells) qui se prend d’amitié sincère pour les quatre jeunes qu’elle va héberger chez elle, est l’une des surprises de cette histoire.
Autant dans le premier volume j’avais eu du mal à m’attacher aux jeunes héros parce qu’ils n’étaient pas suffisamment approfondis à mon goût, autant ici on en apprend davantage sur eux par le biais de l’histoire de leurs parents. On comprend pourquoi Morph est un être protéiforme et pourquoi Gipsy dispose de bronchies. Les particularités physiques de chacun font aussi partie du puzzle de l’intrigue, que l’on découvre au fur et à mesure.

Pourtant, le lecteur n’est pas au bout de ses surprises : un coup de théâtre totalement inattendu l’attend à la dernière page et ce n’est pas une bonne nouvelle ! Ce qui me fait conclure en disant : avec Typos, noir, c’est noir !

J’espère tout de même un peu d’espoir dans le tome suivant. Affaire à suivre…

Je remercie Flammarion Jeunesse !

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire

Typos tome 1 : Fragments de vérité

51WsgaSEOML

Traduit par Faustina Fiore

4e de couverture : « Dans une société où l’information est un mensonge, Typos défend la vérité.
K-Lab, groupe ultra-puissant domine la ville de Maximum City. Expert en désinformation, il manipule les faits au profit des pouvoirs en place. Une organisation clandestine nommée TYPOS résiste au discours officiel. Ses membres sont déterminés à mettre à jour un scandale humanitaire sans précédent.
Leur arme : la Vérité
Leur outil : un Journal.
Mais ce n’est pas sans danger, leur ennemi est redoutable. »

Gipsy, Morph, Dusker et Arlequin sont étudiants en journalisme, dans une société futuriste de 2043 ou la manipulation est reine. Maximum City, la ville où ils vivent est sinistre à souhait et sa banlieue encore plus : pour empêcher les gens de réfléchir et de réagir, il y a un bruit incessant. L’urbanisme est quelque chose comme « cinquante-six kilomètres de cauchemar urbanistique dépourvu de sens, de structure, de coeur ». Les bâtiments s’effritent sous les pluies acides. Ce n’est que « jungle de câbles, de micros et de caméras ». Voici pour le décor.

Les quatre étudiants font partie d’une organisation ultra-secrète qui édite un journal contre la désinformation perpétrée par K-Lab. Ils communiquent entre eux avec un Close, un téléphone portable au circuit fermé dont les communications ne peuvent pas être captées par des personnes n’appartenant pas au groupe. Pour communiquer l’information entre eux, ils ont caché « dans tous les coins de la ville des centaines de petites chaînes blanches auxquelles on p[eut] attacher des clés USB remplies de données. Il suffi[t] d’avoir sur soi une tablette ou un ordinateur et de passer à côté de ces chaînes pour télécharger ce que les autres y [ont] laissé ». Voilà pour les moyens mis en oeuvre.

Les quatre étudiants ont chacun des particularités :
Arlequin est doté d’un sixième sens qui le rend capable de détecter les mensonges : il développe une sorte d’urticaire dès qu’il en entend un. C’est aussi le personnage le plus imprundent, celui qui ne respecte pas les règles et qui s’en vante !
Morph a un visage comme de l’argile : elle peut le façonner à sa guise. Une maladie due à l’extrême pollution de Maximum City.
Dusker est le photographe et le geek de l’équipe. Il est extrêment musclé.
Gipsy sait se faufiler partout et elle possède des branchies artificielles qui lui permettent de rester en apnée une demi-heure et elle ne ressent pas la douleur. Voici l’équipe de héros.

Les membres de Typos, dans ce premier volume, sont mis au fait d’un scandale humanitaire dans le pays africain d’Ambillie, grâce au docteur Frank Malone. Le chef d’Etat de ce pays, Makbake, est le propre bourreau de son peuple puisqu’il y a organisé une famine. Il se fait passer pour un bienfaiteur et organise un grand spectacle-concert de récolte de fonds pour son pays, avec la complicité de K-Lab. Voilà pour l’intrigue.

J’avoue que j’ai choisi ce roman pour la thématique de la manipulation de l’information et du journalisme. La quatrième de couverture m’a séduite. Pourtant, j’ai eu une lecture en « dents de scie » avec des moments qui m’ont captivée et d’autres où je me suis ennuyée. L’intrigue est assez diffuse pour être vraiment reconcentrée sur la fin du livre. Beaucoup trop de détails autres en font perdre le fil pendant un peu trop longtemps. L’intérêt du lecteur se reporte alors sur les caractéristiques des personnages ou la description de l’environnement de la triste mégapole futuriste de Maximum City.  On apprend un peu tardivement que le créateur de TYPOS est en fait le père d’Arlequin.

C’est donc un peu « fouillis » et c’est dommage parce que, par moments, ce roman est très divertissant. Dans la dernière partie, le rythme se fait trépidant et le suspens haletant. Là on accroche bien et les pages se tournent toutes seules !

Enfin, je ne suis pas vraiment sûre que cette lecture soit accessible à des lecteurs de 11 ans. Je dirais plutôt 13-14 ans.

Pour finir, un détail amusant accompagne le livre : un exemplaire du journal Typos du 28 novembre 2043. Le verso est peut-être à lire avant même de commencer la lecture car il présente bien les personnages.

Une lecture en demi-teinte donc.

Je remercie beaucoup Flammarion Jeunesse !

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire

Sweet Sixteen

51HOfvbl82L

Ce roman est tiré d’une page de l’histoire américaine : l’intégration en 1957 de neuf étudiants noirs dans un prestigieux lycée réservé aux blancs. Nous sommes à Little Rock, Arkansas, Etat sudiste ségrégationiste.
Quand on lit la date à laquelle de déroule l’histoire, on y regarde à deux fois : 1957 ?? . Même pas le 19e siècle mais bien le 20e et il n’y a pas si longtemps que ça. On a beau savoir que la ségrégation raciale aux Etats-Unis existait encore à cette époque, en ce qui me concerne ça me fait toujours bondir autant.
Le récit alterne deux narrations : celle de Molly Costello, une des jeunes noires ayant intégré le Lycée Central et Grace, et celle d’une lycéenne blanche, Grace.
Mais d’un point de vue comme de l’autre, ce qui ressort c’est le calvaire subi les jeunes noirs (et leur famille, en l’occurrence celle de Molly). Menacés, insultés, lynchés dès que c’était possible, les Neuf ont rapidement dû être mis sous protection de l’armée sur ordre d’Eseinhower lui-même.
« A la caféteria, dès qu’elle ou l’un des autres étudiants entraient, c’était des cris d’animaux à n’en plus finir, des jets de nourriture ou même des canettes de soda. » Et là, encore je dirai presque que c’est soft. Alors imaginez quand même que ce qui animaient certains blancs c’était le meurtre des gamins ! Ca allait jusque-là !
En lisant le récit de Molly, on se demande comment elle a pu résister à tout cela. Sa douleur et sa tristesse sont mises en valeur par le récit d’abord très futile de Grace dont le problème de l’intégration des noirs à l’école ne préoccupe pas plus que ça : si elle fait tout de même des réflexions sur l’événement, c’est parce que la mère de sa meilleure copine est la leader locale de la révolte des blancs contre cet événement, au nom de la sécurité de leurs enfants. Grace est au début rien d’autre qu’une dinde, qui a principale préoccupation son nombril : ses fringues, sa réputation, le mec qu’elle vise pour mieux se faire mousser, la bagnole dans laquelle il va la traîner pour mieux faire baver les autres. Bref, pauvre petite fille riche ! Mais, à force de voir Molly tous les jours, à force la voir se faire humilier sans broncher, elle finit par oublier sa couleur et c’est l’admiration qui naît, surtout après un traquenard odieux orchestré par sa meilleure copine, qui la hantera jour et nuit. Les oeillères lui tombent et son mec est finalement pas si super que ça…

« Sweet Sixteen », avoir 16 ans est un événement aux Etats-Unis. Ironie du titre pour l’une comme pour l’autre des protagonistes, qui grandiront plus vite que prévu. L’ennemi commun des noirs et des blancs qui viennent en aide aux noirs s’appelle Ku Klux Klan.

Annelise Heurtier a modifié les noms des principaux protagonistes puisque son but n’était pas d’écrire « une leçon d’histoire, conforme en tout point de vue à la réalité, mais de retranscrire la brutalité des jours que Melba Pattillo et ses huit autres camarades ont enduré au Lycée central. Puisqu’il s’agit avant tout d’une fiction, les noms des principaux protagonistes ont été changés« . Elle rappelle en préface qu’on peut lire l’incroyable témoignage de Melba Patillo (Molly) dans l’autobiographie Warriors don’t Cry, a Searing Memoir of the Battle to Integrate Little Rock’s Central High (Washington Square Press, 1994).
Enfin, en post-face, elle informe que les Huit ont été reçu et décoré par Barak Obama en 2008 (huit, parce que le neuvième avait déclaré forfait et avait quitté le lycée).

Une très belle lecture. Le seul reproche que je peux faire c’est que j’ai trouvé que le personnage de Grace changeait un peu trop soudainement de comportement. Mais cela est compensé par le fait que la difficulté des blancs face au KKK est bien mise en évidence. Aider un noir en étant blanc était un danger de mort.
J’ai évidemment aussi beaucoup pensé à La Couleur des sentiments en lisant ce livre.

Un roman de jeunesse riche, qui est bien plus que cela et qu’on peut conseiller aux adultes. Un style simple et limpide qui rend la lecture accessible aux plus jeunes une page sombre de l’histoire des Etats-Unis : la ségrégation raciale. Et qui remuera aussi des exemples plus proches et plus contemporains…

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | 2 commentaires

L’apache aux yeux bleus

cover

Herman, 11 ans, alias « tête de pioche », vit près du village de Squaw Creek, Texas. La maison est entourée de champs de blé. Il n’est pas recommandé de s’éloigner au-delà tout seul. Nous sommes en 1870. La rumeur dit que les Apaches rodent dans le coin. Mais Herman est têtu : parce qu’un corbeau mange le blé en herbe, il décide d’aller le « scrabouiller ». S’en fiche des Apaches. Jusqu’au moment où il entend dans son dos le galop d’un cheval. Trop tard. Même en courant. Des hommes aux visages peints d’une bande blanche et aux cheveux longs lui sautent dessus. Sa vie va changer à tout jamais. Il est enlevé, devient d’abord l’esclave des Apaches puis découvre qu’il est en fait le cadeau offert à la femme du chef de clan…Il est adopté par la tribu des Mescaleros, après avoir réussi avec brio le test de bravoure : ben oui, une tête de pioche apache, ça n’a peur de rien, ça ne pleure jamais, ça mange du foie cru sans chouiner et ça sait monter sur son cheval au galop !  Herman devient En Da, le « garçon blanc » apache. Chiwat devient son ami et frère. Pourtant, il n’aura pas que des alliés dans le clan: il y a le shaman qui ne l’aime pas. Il y a aussi un Comanche et des Texas Rangers qui feront irruption dans sa vie pour la chambouler de nouveau…

Incroyable récit d’aventures qui vous embarque loin, jusque dans le terrible désert des Llanos. Un sacré road trip ! Une histoire qu’on aurait du mal à croire, si on ne savait pas qu’elle est vraie et tirée des Mémoires qu’a écrit Herman et de ce que Chiwat a raconte à ses enfants. Tous les personnages ont existé.

Une page d’Histoire sur la guerre des territoires que se livrent Apaches et Texas Rangers, où l’on apprend que les Comanches étaient souvent à la solde de ces derniers. Ils ont pour ennemis les irréductibles Apaches. Irréductibles, jusqu’au jour où ils sont vaincus et parqués dans des réserves d’où ils ne pourront plus sortir. Une sorte d’Apartheid à la sauce américaine qui est toujours d’actualité, hélas !  La fin de l’histoire à cet égard est poignante.
« On va nous entasser dans des réserves et nous distribuer des rations tous les jours, comme à des bébés », explique Chiwat à son frère adoptif. Seul moyen pour les Apaches d’éviter l’extermination pure et simple. Mais à quel prix ! Dès lors, Herman-En Da se sentira investi d’une mission jusqu’à la fin de ses jours.

L’autre chose la plus incroyable est l’oubli de ses racines. Franchement, si je ne savais pas que c’était une histoire réelle, j’aurais trouvé un manque de vraisemblance au récit. Herman a 11 ans quand il est enlevé et restera 9 ans chez les Apaches. Comment peut-on tout oublier ? C’est à la fois stupéfiant, effrayant et fascinant.

Une très belle lecture qui donne envie de se plonger dans les écrits indiens et qui m’a rappelé mon séjour au Québec dans une tribu indienne… Ok, je n’ai pas mangé du foie cru, et je ne suis pas monté sur un cheval au galop (juste fait du canot, écouté un conteur hors pair la nuit tombée et dormi avec des sauterelles géantes… :p)  mais ces Indiens du Nord avaient beaucoup à nous raconter sur la souffrance et la survie de leur peuple. On sentait bien que ce n’était pas pour faire du folklore pour touristes mais pour faire passer un message…

149730_455542794349_6001970_n
(Photo prise par moi-même à Québec 🙂 )

Merci à Flammarion Jeunesse

Publié dans Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire

Les Grinche à la dérive

grinchet2

Traduit par Marie Hermet
Illustré par illustrateur Axel Scheffler

Rappelez-vous, je vous ai présenté de drôles de gens qui vivent dans une drôle de maison tirée par deux ânes, et qui ont vécu une drôle d’aventure : oui, je parle des Grinche !
Voici le deuxième tome de leurs aventures : M. Grinche se voit investi d’une mission ultra-secrète : livrer un PDGI (attention, pas un PDG, un PDGI : une Personne de Grande Importance) à une mystérieuse Mme Bayliss. La mission lui a été délivrée d’une manière tout à fait étrange : un message épinglé sur sa veste de pyjama pendant qu’il dormait ! M. Grinche sait que Mme Grinche est capable de beaucoup de choses, mais pas de faire ça ! Mais peu importe, M. Grinche veut du neuf, de l’aventure. « Pour le changement. Pour avoir la possibilité de faire enrager  [Mme Grinche] dans un cadre nouveau. » Et voilà, c’est parti pour de nouvelles folles aventures loufoques.

La famille au grand complet est présente tout au long du récit. Elle s’est agrandie : Mimi (l’ex petit commis de Bigg Manor), vit maintenant avec les Grinche, plus rose que jamais, toujours accompagnée par Frizzle et Twist, ses deux colibiris qui volètent autour de sa tête en permanence. Sunny est toujours vêtu d’une robe bleue, a toujours les cheveux en pétard et de grandes oreilles. Fingers, l’ancien éléphant de cirque,  tracte maintenant la maison des Grinche. Tout ce petit monde se trouve embarqué dans une drôle d’histoire où la solidarité sera primordiale, surtout sur une barque en pleine mer…

Madame et Monsieur Grinche sont toujours un couple roi de l’insulte. Mais on se rend compte qu’ils se donnent du mal pour en trouver de nouvelles ! Des insultes hors du commun, inventives : « lampadaire », « coloquinte »,  « crâne de piaf », « bouche d’égout », « oeuf à la crème », « guitoune »,« mirliflore »… (prenez votre dictionnaire pour suivre ou prenez note pour un scrabble, ça peut servir !). Une forme d’amour vache qu’ils sont seuls à pouvoir comprendre. Leur raison de vivre en couple. D’ailleurs M. Grinche instaure une nouvelle règle en matière d’insulte : « On n’a pas le droit de se donner des noms qu’on est incapable d’épeler. » Même si elle ne court qu’un temps parce que leur langue est plus rapide que leur intellect !

Le couple Grinche est toujours aussi « lourd » mais il m’est devenu plus sympathique que dans le premier volume.  Même si Mme et M. Grinche sont (très) mal sapés, qu’ils mangent des écureuils écrasés aux scarabées mitonnés avec des pneus en lanière, même si Mme Grinche a les dents jaunes et vertes, même s’ils se parlent comme des chartiers, vivent dans ce qui ressemble à un taudis sur roues, et sont turbulents, l’histoire montrera qu’ils ont un coeur. Ils sont drôles de laideur, de maladresse et de loufoquerie. C’est finalement ce qui les rend attachants. Sur leur chemin, ils vont croiser un type en costume chic, avec une belle voiture rutilante, un couple de (faux) amoureux : des gens très « classe » et normaux en apparence mais  tout à fait malhonnêtes. Des gens qui vont leur poser de gros problèmes…

Heureusement, une certaine Speedy McGinty, championne du fauteuil roulant fait son apparition dans le récit. Toute handicapée qu’elle est, c’est une vraie héroïne, qui viendra à bout du Mal, avec l’aide de Mme Grinche, dans un second temps. Même si, M. Grinche insiste pour dire que c’est « son aventure », les femmes ont ici le beau rôle !
Quant à savoir qui est le fameux PDGI, à l’origine de tout, eh bien ce n’est pas moi qui vous le dirait car c’est une vraie surprise et un vrai clin d’oeil de l’auteur à M. Grinche, à qui il décidera de cacher la vérité… D’ailleurs il lui cache pas mal de chose à son personnage, même qui est Speedy McGinty, dans cette aventure familiale !

Philip Ardagh rend son texte vivant de bien des points de vue. L’auteur-narrateur joue beaucoup avec le lecteur, il ne cesse d’attirer son attention, (et de rendre hommage à l’illustrateur, Axel Scheffler, par la même occasion)

10931052_908183632557165_3162988237362526339_n

 Il explique ce qu’il pourrait écrire ou pas : « Les histoires se terminent là où leur auteur a envie qu’elles se terminent, et je pourrais facilement conclure la mienne ici. Mais pour moi, l’histoire n’est pas finie tant que M. et Mme Grinche ne sont pas de retour au point de départ : le parc de Bigg Manor, en compagnie du Vieux Grinche. »

11136775_909219625786899_2662539241619056459_n

Je lui ai trouvé un petit air d’auteur à ce grand-père-là

pa

ou alors c’est mon imagination, c’est tout à fait possible, mais quand même…

j’ai trouvé pas mal de clins d’oeil dans ce texte. Avec, entre autres, des traces d’irlanditude… Alors que Philip Ardagh est un Anglais du Kent, et qu’il plante son histoire dans un lieu totalement imaginaire, on trouve : un hôtel « O’Neill », une Speedy-Kitty « McGinty« , un lieu nommé « Gillian’s Field » et même une allusion à  « Dublin » (qui m’a fait l’effet d’avoir tiré le jackpot !)  Il y a un mystère textuel.  🙂

Une deuxième histoire des Grinche encore plus hilarante que la première, sur fond d’une belle solidarité familiale et d’un subterfuge.
Un écrivain qui impressionne par son imagination débordante, son sens de l’humour et sa capacité à rendre son récit vivant. Vivement la suite…

Merci à Flammarion Jeunesse.

Publié dans Littérature anglaise, Littérature jeunesse | Tagué , , | Laisser un commentaire