Bilan du Mois irlandais en images

☘ Merci à toutes pour vous enthousiasme, pour ce Mois irlandais plus ou moins improvisé, loin des blokbusters « je-me-lapete.com » qui lisent tous la même chose et sont d’un mortel ennui. Musique, livres, films, Histoire. On a fait un petit tour en Irlande avec le temps qui nous était imparti. Sans avoir pour autant les doigts dans la prise ! 😁 Parfois les photos sont en double car le #moisirlandais s’est aussi retrouvé dans le challenge thématique #autricedumonde .

Pour ma part, j’ai lu 6 livres, dont 5 sont chroniqués ici, le 6e étant le dernier livre d’Edna O’Brien sur Joyce et sa vie de couple qui ne m’a pas du tout enthousiasmée, au regad d’une traduction jargono-charabiatesque qui n’arrive pas à la cheville du style de Joyce. J’ai rien d’autre à en dire, donc pas de chronique sur ce livre.

Je réfléchis à un autre mois thématique en mai. D’un genre totalement différent. Je vous en parle bientôt !

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Tolu Makay

Pour le dernier jour du Mois irlandais, je vous présente une jeune femme au talent incroyable : Tolu Makay. Elle chante de la soul et du funk, et beaucoup plus.

Pour l’écouter c’est ICI

Bonne écoute ! C’est plus agréable que d’écouter Macron ! Un petit bilan de ce Mois irlandais sera mis en ligne prochainement . Je remercie déjà tous ceux qui ont fait vivre l’Irlande alors que nous sommes enfermés chacun dans notre pays.

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Gavin James

Allez, encore de la musique,avec un auteur compositeur et interprète à connaître absolument : Gavin James, la nouvelle coqueluche irlandaise de ces dames, mais aussi de ces messieurs, de tous les âges, depuis quelques années! Une bonne vieille pop qui vous embarque et ne vous quitte plus. Il est tout jeune : à peine la trentaine.

Pour l’écouter c’est ICI

Une jolie voix et un duo (Always) avec la chanteuse française Philippine, en bilingue frenchy-english…🤭 Je ne sais pas du tout si ce hit a connu le succès en France, chuis plus ado et je ne regarde pas les radios-crochets.😂 Mais c’est trop mignon ! 💏 (La version d’origine était en solo).

Pour écouter c’est LA

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Les liens du sang – Olivia Kiernan

Traduit par Vincent Guilly

J’ai bouleversé mon programme du Mois irlandais pour lire ce thriller acheté il y a quelques mois et que j’avais gentiment oublié dans le bazar de mes bibliothèques. Je voulais une lecture simple et récréative en quelque sorte. Un thriller c’est parfait.

L’histoire se déroule à Clontarf, ville côtière à proximité de Dublin. Il y a 17 ans, Sean Henessy a tué son père, sa mère et a raté de peu sa soeur, Cara. C’était à l’époque un adolescent. Bon, c’est du lourd. 😱 Il vient de sortir de prison. Au même moment, on retrouve 2 cadavres dans l’église de la ville. Un couple. La commissaire Frankie Sheean est chargée de l’enquête. Tout de suite, grâce à une avocate pénaliste et amie, Frankie se retrouve autour d’une table dans un pub en face de Sean Hennessy. Elle ne sait pas encore qu’un double meurtre a été commis. Son amie milite pour l’innocence de Sean, pour une erreur judiciaire. Tout va être remis en question.

La trame est très classique. L’enquête est lancée, des témoins interrogés, des fausses pistes, des doutes. Surtout quand un troisième cadavre est retrouvé quelques jours plus tard sur la plage de Clontarf, avec un message laissé sur le sable, près de la dépouille. On apprend que la petite soeur n’est pas si claire que ça. Que l’homme trouvé mort sur la plage aurait contribué fortement à induire en erreur l’enquête passée sur Sean Hennessy et les circonstances du drame. Frankie va écouter le récit de Sean qui clame son innocence via des rushes documentaires sur le meurtre de ses parents. Poker menteur ou pas ?

J’aurais aimé un twist final beaucoup plus fort mais paradoxalement moins embrouillé. Le point positif, c’est qu’il n’y a aucune scène pleine d’hémoglobine et de détails sordides. L’enquête se concentre sur le passé des intéressés et des gens reliés à eux d’une manière ou d’une autre. J’ai mis un peu plus de 50 pages avant d’accrocher, car ça tournait plutôt en rond, c’était un peu du remplissage avec des détails inutiles, comme la couleur des tenues des personnages, ce genre de chose qui n’apporte rien à un récit quand c’est trop présent au détriment de l’intrigue en elle-même. 460 pages qui aurait pu être réduites, quoi.

Un peu d’enfance maltraitée et de femmes battues sans aller plus en pronfondeur dans l’analyse et le tour est joué. Bref, un thriller qui se lit bien mais qui, par son manque d’originalité, sera vite oublié. C’est le deuxième volume des aventure de Frankie Sheehan. Pas sûre de m’attarder sur le premier !

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Lisa Hannigan

Je ne lis pas très vite en ce moment mais j’écoute beaucoup de musique. L’occasion de vous présenter une chanteuse compositrice et interprète irlandaise – que vous connaissez peut-être d’ailleurs : Lisa Hannigan.

Elle a commencé avec Damien Rice (perso, j’aime pas trop) puis a continué solo à partir de 2007. Elle a parfait son style qui a peu à voir avec celui de Rice, en fait.

J’ai assisté à un concert donné lors d’une fête de la musique au Centre culturel irlandais en 2015. Incroyable moment ! Depuis le début, j’ai tous ses albums.💚

Pour écouter Lisa Hannigan, c’est part ICI

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Milkman – Anna Burns

Traduit par Jakuta Alikavazovic

Le roman le plus singulier que j’ai lu depuis longtemps. Une lecture ardue, j’ai dû m’accrocher pour entrer dans cette histoire, dont l’héroïne est une adolescente de 18 ans qui aime lire en marchant, a un « peut-être petit ami » et ne porte pas de nom, si ce n’est, celui de désignée comme « soeur du milieu  » à un moment donné. Etre du milieu ou du pays au-delà de l’eau. Etre dans les clous, dans le moule ou être rejetée et harcelée. Etre libre ? Vaste programme, surtout si on est une fille.

Bien qu’aucun nom de lieu ou de pays ne soit mentionné, le lecteur devine où il se trouve : dans le sectarisme qui sépare les deux communautés d’Irlande du Nord. L’Irlande du Nord où les mots que l’on emploie vous case d’un côté ou de l’autre. L’Irlande du Nord schizophrène où tout le monde espionne tout le monde jusqu’à la névrose. On vous refait votre vie avant même que vous ne soyez au courant ! C’est ce qui arrive à cette jeune fille, harcelée par un laitier qui n’est pas un laitier, et par ceux qui ne sont pas du pays de l’autre côté de l’eau. Elle va se battre pour rester maîtresse de sa vie et de ses passions. Pour sa liberté.

Un roman en plusieurs chapitres mais en un seul souffle, dense, à la prose serrée sur la page, comme pour mieux vous faire sentir l’atmosphère étouffante du coin. Un récit à la première personne au langage populaire, de la « chtite soeur » à « Machin McMachin », en passant par « la fille aux cachetons », un récit où les mots sont en roue libre ou presque, comme pour faire front au harcèlement et au machisme qui pourrissent la vie des femmes.

J’ai bien aimé – même si au début, le style d’Anna Burns m’a donné du fil à retordre. Tant pour son originalité narrative que pour le fond. Ce n’est pas un roman que l’on oublie de si tôt ! Ce roman a remporté de nombreux prix. On comprend pourquoi, vu la performance littéraire.

« Le jour où Machin McMachin a posé son flingue sur ma poitrine, m’a traitée de vipère et a menacé de m’abattre, c’est le jour où le laitier est mort. »

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Villagers

Un autre groupe irlandais d’indie-folk que j’aime beaucoup, c’est Villagers, en particulier ce deuxième album sorti en 2013 et le tout dernier, assez différent, sorti l’an dernier il me semble.

Pour écouter Awayland c’est ICI

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Journal d’un jeune naturaliste – Dara McAnulty

Traduit par Laurence Kiefé

Mon deuxième coup de coeur dans le cadre du Mois Irlandais ! Voilà, c’est dit. What else?

Dara McAnulty n’est pas un auteur comme les autres : il a 16 ans (c’est ce que dit la jaquette), mais il en avait 14 quand il a écrit ce journal. Il est autiste. Il vit en Irlande du Nord. Nous allons le suivre pendant un an, jour pour jour. Au fil des saisons. Du printemps au printemps suivant, du 21 mars au 21 mars suivant. L’univers de Dara s’effondre le jour où ses parents décident de déménager du comté de Fermanagh au comté de Down. Il commence ce journal pour surmonter son trouble, trouver réconfort en racontant sa passion pour la nature dont il est un observateur aguerri. Les héros du quotidien de Dara ne sont pas vraiment ses camarades de classe (il est harcelé à cause de sa différence) mais la faune et la flore qui l’entourent. Ses compagnons de route, son refuge, ses potes.

Un livre de littérature nord-irlandaise qui ne parlent pas des « troubles », c’est assez rare pour être souligné. C’est un ouvrage assez difficile à résumer en soi, mais en ces périodes de confinement/couvre-feu où nous avons perdu une partie de notre liberté depuis un an maintenant, je ne peux que souligner l’effet extrêmement apaisant de cette lecture qui vous donne, qui plus est, une furieuse envie de découvrir la campagne de nord-irlandaise, en particulier le comté de Fermanagh et celui de Down, de partir randonner dans les montagnes Mourne, au sommet de Crocknafeola, ou du côté du lough Nabrickboy. Je ne connais pas trop l’Irlande du Nord (à par Derry, Belfast et l’incontournable Chaussée des géants où je suis allée deux fois en 2004 et 2007). Ce fut donc avec un grand intérêt que j’ai emboité le pas à Dara, qui m’a expliqué tout, tout, tout sur la faune et la flore croisées en chemin.

J’ai été stupéfaite par le savoir très pointu de ce très jeune auteur sur les animaux, les insectes, les arbres, les fleurs, bref, tout le monde animal et végétal qui nous entoure et auquel nous ne faisons pas forcément toujours très attention. Du moins pas autant que le sens de l’observation qu’il a. Dara vous parle de la nature mais aussi de la mythologie irlandaise, de l’origine des mots gaélique, des toponymes, de la signification de son prénom et de son nom de famille, etc. Un petit glossaire bien sympathique se trouve à la fin de l’ouvrage. Il est également un peu question d’Histoire.

Hypersensible envers la nature, Dara se révolte face à sa destruction par des humains matérialistes et avides d’argent, prêts à tout saccager, quoi qu’il en coûte, pourvu que ça rapporte. S’il a du mal à communiquer avec autrui dans la vie « réelle », il se défend très bien sur les réseaux sociaux où il arrive à mobiliser. Remarqué, il est invité par des défenseurs de l’environnement dans des meetings ou des réunions de fan de certaines espèces, comme celle des autours.

On voit grandir Dara, on le voit prendre de l’assurance, partager son engagement en faveur la nature avec d’autres, se rendre compte qu’il n’est pas seul, s’épanouir, apprivoiser son nouvel environnement et se libérer des tracasseries causées par le harcèlement dont il était victime. Dans son nouveau collège, les ados ont l’air beaucoup plus cools et intelligents ! De quoi casser quelques préjugés sur les jeunes de sa génération :

« Au niveau mondial, soixante pour cent des espèces sauvages ont disparu depuis 1970. Et c’est ma génération qu’on qualifie « d’apathique », d »égoïste », de « dispersée » ! Alors que les adultes, qui contrôlent actuellement tout accès à la nature, qui décident des répartitions entre les routes à grande circulation, les lotissements et les espaces verts, continuent à dépenser l’argent public pour prendre des décisions contraires à l’intérêt de la nature. »

« L’Eco Group du collège est plein a craquer de gens de tous âges et ceux qui nous ont rejoints me disent que ça leur fait du bien de participer, de mettre leurs idées en pratique, de partager ce qu’ils ressentent, de se battre. (…)
Dans un monde aussi rapide, aussi compétitif, il est indispensable de nous sentir enracinés. Il est indispensable de sentir la terre et d’entendre les oiseaux chanter. Il est indispensable d’utiliser nos sens pour participer au monde. Peut-être, à force de nous taper la tête contre un mur de briques, celui-ci finira-t-il par s’écrouler. Et peut-être pourrons-nous utiliser les décombres pour reconstruire quelque chose de mieux, de plus beau, en lâchant la bride à notre propre nature. Vous imaginez ça ? »

Enfin, Dara McAnulty possède une plume majestueuse qui contribue à votre évasion.

Ce livre est un ravissement, un bonheur intense. Et un engagement écologique qui faire plaisir. A lire et à faire lire !
En particulier à ceux qui bétonne encore plus nos villes. Aux gens qui vendent leurs maisons à des promoteurs immobiliers parce qu’ils leur donnent des sommes astronomiques pour construire un building là où il y avait une simple maison. Et à tous les politiques qui se disent écolos parce qu’ils ont planté une fleur sur un rond-point. Sauf que l’écologie, c’est pas vraiment ça !

#moisirlandais
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The Young Folk

Dans le cadre du Mois irlandais, je vous propose un peu de bonne musique pour s’évader vers d’autres horizons, avec le groupe dublinois The Young Folk

Way Home, cliquez ICI

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La Balade de Galway – Thierry Clermont

J’ai trouvé ce livre, qui est une nouveauté tout juste publié, en déambulant en librairie. Je suis toujours un peu intriguée de voir l’Irlande évoquée par un Français. Journaliste ou pas. Ecrivain ou pas. Thierry Clermont est les deux : écrivain et journaliste, si j’en crois la présentation éditeur.

Galway est une ville que je ne connais pas dans les détails. C’est, pour moi, plutôt une ville de passage pour rejoindre le Connemara, m’ancrer plus loin, dans la campagne, porte d’entrée de randonnées merveilleuses. Néanmoins, j’ai quand même eu la chance de parcourir ses quartiers accompagnés d’Irlandais, toujours avides de me raconter « le mythe » de Galway, l’histoire de cette ville fondée par 14 clans querelleurs, au XIIIe siècle.Galway est aujourd’hui une ville davantage connue pour son sens de la fête et son université. On ne peut pas la parcourir sans y trouver musique et pubs où on lève le coude à l’extérieur (du pub). C’est aussi là que se déroule aussi un prix hippique très coté, où les gens y pavoisent en tenue de rigueur au coeur de l’été. L’image qui s’offre à moi dans le mot « Galway », ce sont aussi les gens faisant leur jogging sur la promenade longeant l’océan. Ce sont les cygnes près de Claddagh, les plus grands d’Europe. En tout cas, je ne connaissais pas Galway à travers les écrivains (à part Ken Bruen). C’est ce qui m’a attirée. Il existe une Galway Poetry Trail, « tout au long de la rive orientale du Corrib ».

Thierry Clermont n’était pas allé en Irlande depuis son enfance. Il n’en a gardé aucun souvenir « sinon celui d’une traversée en mer particulièrement pénible » pour rejoindre Great Blasket, dans le Kerry. Son souvenir est défaillant mais à travers les mots de sa mère, l’Irlande se résume à un « bout du monde hostile ». « Je me souviens vaguement d’une verdure mouvante et scintillante et de gros paquets de mer. (…) Pour moi, l’Irlande, ce fut ça pendant longtemps et rien d’autre. » Elle regagne en estime à l’adolescence, à travers le rock punk des Pogues et de Shane McGowan, le blues de Rory Gallagher.Il commence à s’intéresser à la littérature à travers McGahern. Beckett. Cependant, dans son livre, il n’explique pas vraiment ce qui l’a décidé à ce séjour à Galway. Juste pour écrire ? Ou l’idée est-elle venue ensuite ? Il séjourne à l’hôtel, au Jurys Inn, construit sur le site d’une ancienne distillerie de whisky. C’est un détail mais Thierry Clermont sonde tout les lieux, donne tous les détails. Il fait renaître les fantômes du passé, les grands noms de la littérature irlandaise, part sur leur trace à travers les livres qu’il a lus, mais aussi avec l’aide d’un chauffeur (guide ?), Darren ou d’un écrivain que j’ai été ravie de croiser dans ces pages : Mike McCormack, l’auteur D’os et de lumière, qui habite Galway depuis quarante ans. Celui-ci lui donnera la clé pour retrouver trace de Joyce à Galway.

Joyce, un auteur parmi les autres dans ce livre, dédié à la mémoire de Maeve Brennan. Dublinoise, chroniqueuse (et autrice de nouvelles, j’ai un livre d’elle !) exilée aux Etats-Unis dans les années trente, qui sombra dans la folie et la déchéance avant d’y mourir en 1993. Pourtant, elle n’apparaît qu’à travers quelques lignes, alors que Joyce, Beckett et Yeats ainsi que les paysages qui ont ensorcelé le chantre du Renouveau Celtique occupent la part du lion. Vous dériverez aussi du côté de Dublin pour une évocation du « quartier latin de Dublin », mais pourtant aucune évocation du Latin Quarter de Galway. Un petit tour du côté d’Inishmore, sur les îles d’Aran pour évoquer Synge et Liam O’Flaherty. Un petit tour du côté de Coole Park, à l’ouest de Gort, pour découvrir Thoor Ballylee, encensée par Yeats, puis tombée en désuétude, réhabilitée par l’Etat dans les années 60 et ouverte au public pour le centenaire de la naissance de Yeats. « Ce lieu isolé, cette bâtisse de retraite, percée de fenestrons aux volets verts et de meurtrières, qui s’élève sur trois étages, quelque peu inquiétante, malgré la végétation particulièrement exubérante et variée qui l’entoure (buissons d’aubépine, hauts maronniers vigoureux, violettes des chiens et ficaires jaunes, primevères, ail des ours….), est baignée par le Streamstown, un maigre affluent mousseux de la Cloon River où frétillent truites et perches. (…) Un terrain propice aux légendes monstrueuses ou guerrières, aux fées et aux beautés préraphaélites (…) ».

Ce n’est pas dit dans l’ouvrage mais sous les aubépines dansent les fées irlandaises ! 🙂 Je ne savais pas que la Thoor Ballylee était devenue un musée. Un pense-bête dans mon esprit pour aller voir par là-bas !

Vous n’échapperez par à la reine Mebh. L’incontournable reine Maeve vous emboitera le pas partout où vous irez dans le Connaught ou en Ulster, où elle règne depuis l’Eternité. « Une grande séductrice à l’abondante chevelure blonde, et une infatigable guerrière, ennemie farouche du Hercule irlandais (…), le redoutable Cuchulainn, armé de sa fidèle lance Gae Bulg, qui avait tenté de lui ravir la province de l’Ulster (…) Maeve, selon la légende celtique, repose sous un vaste tumulus, sur les hauteurs de Knocknarea, dans la province de Sligo ». Ah, nan ! Sorry mais Sligo est un comté (et une ville) et pas une province…

Thierry Clermont offre une charmante balade, même si les chemins de traverse sont un peu trop nombreux (on croise même John Kennedy et Antonin Artaud). Une lecture apaisante, qui se termine malgré tout de manière un peu abrupte (j’ai tourné ce qui s’avérait être la dernière page un peu perplexe) !
Finalement, ce carnet de voyage (?) est un guide original, littéraire et mythologique pour visiter la région de Galway si un voyage dans cette optique vous tente. En vrai ou dans un fauteuil !

NB : A Galway, il existe 14 ronds-points portant chacun le nom d’une des 14 tribus fondatrices de la ville. Ce n’est pas dit dans le livre. Une autre quête moins bucolique si leur coeur vous en dit. 🙂 (bad joke !)

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