
Pour changer d’horizon littéraire, un petit tour à la découverte de la littérature libanaise en janvier prochain. Les récents événement au Liban m’ont brisé le coeur. C’est un pays qui m’attire depuis longtemps sans que je puisse expliquer exactement pourquoi, si ce n’est le mélange de culture et peut-être parce que j’apprécie beaucoup sa cuisine !!! En revanche, je connais très mal sa littérature.
Je me suis dit que lancer un mois de la littérature libanaise serait un moyen de se cultiver, mais aussi de rendre hommage aux Libanais – qui ont tant souffert ces derniers temps – à travers leurs femmes et hommes de lettres. Ce serait aussi un moyen de voyager, faute de pouvoir aller au Liban ou n’importe où ailleurs en ce moment à cause de la crise sanitaire mondiale qui entrave beaucoup notre liberté d’aller et venir.
La langue officielle du Liban est l’arabe depuis l’indépendance, en 1943. Cependant, le français n’a pas disparu, il est toujours présent dans la constitution libanaise et il est la deuxième langue du pays, employée notamment dans l’enseignement. Après quelques recherches en matière de littérature, il s’avère que quasiment tous les auteurs que j’ai trouvés sont d’expression francophone. Il y a en a également d’expression arabe, il faut que je creuse. Je sais que je peux compter sur Tia , libanaise du compte Instagram Tête Littéraire pour me renseigner, entre autres. Voilà, je pense que ce serait chouette de faire un pont littéraire entre la France et le Liban, les instagrammeuse libanaises sur le web sont nombreuses et c’est sympa d’échanger ensemble. Je suis stupéfaite par leur connaissance de la littérature française, alors que moi, nous les Français, sommes plutôt incultes en matière de littérature libanaise.
Quelques repérages pas du tout exhaustif sur la richesse de la littérature libanaise :
Mauvaises herbes de Dima Abdallah vient de sortir pour la rentrée littéraire. Villa des femmes de Charif Majdalani m’est chaudement recommandé par Tia ; L’âge d’or de Diane Mazloum se passe dans les années 70 ; Les vies de papier de Rabih Allamedine a eu d’excellentes critiques ; Anima est une pièce de théâtre sublime, selon les dires de l’instagrameuse Camille M.
Donc, si cela vous tente, n’hésitez pas à me laisser un commentaire. En tout cas, sur IG, il y avait pas mal d’enthousiasme, j’espère donc que vous serez de la partie. 🙂 Le mois de janvier vous laisse une marge pour vous organiser, moi la première !
NB : j’ajouterai des idées de lecture au fil du temps je pense. Je suis partante pour des conseils d’auteurs libanais de langue arabe, ce qui pêche dans ma liste ci-dessus.
Mise à jour du 3 octobre :


Les livres ci-dessus sont de langue française (sauf celui d’Hassan Daoud). Dans de grandes enseignes, comme la FNAC, c’est assez bizarrement réparti entre rayons « Maghreb (sic !)-Moyen Orient » et « Littérature francophone ». Ni très cohérent, ni très facile pour s’y retrouver. D’autant que je n’en ai pas trouvé une grande variété de choix en rayon, à part les nouveautés ou Amin Maalouf. Autant se rendre en librairie ou faire des commandes en ligne sur les sites des libraires etc.
Littérature libanaise de langue arabe :



Dans la catégorie roman graphique :
La guerre des autres : Bernard Boulad est né en Egypte, a vécu à Beyrouth qu’il a quitté la veille de ses 16 ans, en novembre 1975.
On ne présente plus Zeina Abirached, que je n’ai pourtant jamais lue.



Mise à jour du 4 octobre :
Littérature libanaise traduite de l’anglais (comme Rabih Alameddine, d’ailleurs) et féministe !



Mise à jour du 31 décembre :
Hanan El-Cheikh est de langue arabe. C’est intéressant également pour la diversité. Camille Ammoun quant à lui, est francophone et lauréat du prix France-Liban, avec Ougarit paru en 2019. Octobre Liban a paru à la dernière rentrée littéraire aux éditions Inculte.


























